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Culture de l' Ail

La culture de l'ail ou du cayeu à la gousse

Fin janvier début février on plante le cayeu. Les gousses d'ail sont éclatées afin de dissocier les cayeux qui seront plantés fin janvier.

L'ail est très capricieux et il faut choisir avec soin le champ dans lequel on plante. Un terrain dans lequel l'ail a déjà poussé n'acceptera à nouveau cette culture que de longues années plus tard. Durant la culture il suffit de sarcler et de surveiller les jeunes pousses. En juillet l'ail est arraché, puis séché avant d'être tressé pour la foire. Il est d'abord séché quelques jours à même le sol pour finir de mûrir, puis, lié en bottes, il est placé à l'air et au vent. Le soleil est profitable durant la période de séchage car il permet à l'ail de blanchir. Ensuite il est nettoyé " blanchi " et  tressé. A la foire de Locon, tous les producteurs présentent l'ail en un même conditionnement : 15 têtes, 25, 45 et 90 têtes. Il peut aussi entrer au fumoir pour acquérir une jolie couleur plus ou moins brune. Fumer l'ail ne change que l'aspect mais ne modifie pas le goût.

Une culture traditionnelle du Bas-Pays

Dans le Bas-Pays, région de polyculture, connu pour les choux-fleurs, l'endive et les cultures maraîchères, l'ail a toujours été cultivé aussi loin que remontent les mémoires.

La plante trouve un terrain approprié, elle aime les terres argileuses. Les jardiniers savent que c'est une culture délicate qui doit trouver un sol adapté. Certain jardins n'en veulent pas. C'est une plante capricieuse.

 























" Dans certains champs, l'ail se développe très bien, dans d'autres, il refuse de prospérer sans raison apparente. La terre fait l'ail. Le Bas-Pays produit l'ail rose, en réalité "blanc" par opposition à l'ail du midi, du reste violet. La culture est aussi traditionnelle parce que les petites exploitations morcelées et familiales étaient propices à cette production où tout se faisait main. Aujourd'hui, on utilise les machines...

L'ail de Locon est un ail de qualité, parce que la terre du Bas-Pays est celle qu'il lui faut."


Propos d'André Roussel, cultivateur retraité, membre de l'A.L.L.E.S.